Pourquoi y aller
Cette période donne un contexte aux anciens domaines de l'île et au rôle historique de Saint-Pierre. Le café était cultivé sur les pentes du mont Pelée, tandis que la production de sucre se répandait dans les quartiers de plantation. Le contraste entre les vestiges coloniaux élégants et le système coercitif qui les sous-tend est essentiel pour comprendre ce qui survit.
Le récit complet
L'économie de la Martinique du XVIIIe siècle s'est développée autour des cultures d'exportation. Le récit historique relie la première culture du café aux pentes du mont Pelée et décrit Saint-Pierre comme un plus grand centre commercial que Fort-Royal, la ville appelée plus tard Fort-de-France. Les sucreries et les plantations reliaient les propriétaires fonciers aux marchés transatlantiques. Leur production dépendait du travail des Africains réduits en esclavage, dont la vie ne peut être réduite à des chiffres dans une histoire commerciale. Les guerres européennes ont atteint l'île à plusieurs reprises. La Grande-Bretagne a occupé la Martinique pendant la guerre de Sept Ans, et la France l'a récupérée en 1763. La compétition montre à quel point le commerce de la colonie était devenu précieux pour les puissances impériales. Pour un visiteur, la preuve durable est moins une liste de traités que la géographie des anciens domaines, ports et défenses côtières. Ces lieux appartiennent à une histoire liée: les marchandises ont quitté l'île par le biais de réseaux commerciaux construits sur l'esclavage, tandis que les avantages et les fardeaux étaient répartis de manière très inégale.
