Socrate tend la main vers une coupe de poison tout en continuant à parler. Suivez les mains et les visages à travers la dernière leçon soigneusement organisée de Jacques Louis David.
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Une main pointe vers le haut. L'autre se tend vers la coupe. Entre ces deux gestes, le philosophe grec Socrate continue de parler alors qu'il se prépare à boire de la ciguë. Autour de lui, les compagnons se couvrent le visage, se penchent plus près ou se détournent. Le jeune homme qui offre la coupe peut à peine le regarder.
Jacques Louis David a peint La Mort de Socrate en 1787, peu avant la Révolution française. Il a arrangé l'histoire ancienne comme un drame clair et concentré sur la conviction et la résistance à l'autorité. La pièce en pierre nue, le lit droit et les corps nettement délimités permettent de suivre facilement les gestes. Socrate est assis droit au centre de la détresse des autres.
L'homme plus âgé assis au pied du lit est Platon, dont le dialogue Phédon raconte l'histoire de la mort de Socrate. David l'inclut comme l'auteur qui a transmis le récit, plutôt que comme une affirmation selon laquelle il a été témoin de cette scène. Regardez comment sa tête immobile et baissée diffère des bras levés plus à droite. David a recueilli différentes réactions autour de la coupe, que Socrate n'a pas encore prise.
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Retrouvez cette œuvre dans la Galerie 634.
2026-10-22 / 2026-11-05
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