Pourquoi y aller
Promenez-vous à Antigone pour voir comment un quartier de la fin du XXe siècle utilise la symétrie, les arcades et les détails classiques agrandis à l'échelle urbaine. Ses espaces publics relient l'ancien centre à la Lez, de sorte que le plaisir réside dans le fait de suivre la séquence plutôt que de voir un bâtiment isolé.
À voir sur place
- De grands frontons, pilastres et entablatures se répètent à travers les façades du district.
- L'axe prévu attire l'œil du centre-ville vers le Lez.
- Les logements, les installations publiques et les magasins occupent le cadre monumental.
Le récit complet
Antigone s'est élevée sur l'ancienne caserne de Joffre dans le cadre de l'expansion de Montpellier à la fin du XXe siècle. Le maire Georges Frêche a mis en mouvement le réaménagement à 1977, et l'architecte espagnol Ricardo Bofill et son Taller de Arquitectura ont conçu le quartier. Bofill a pris des éléments architecturaux classiques tels que des frontons, des pilastres et des entablures et les a agrandis sur des blocs entiers. Le résultat peut sembler cérémoniel, mais les bâtiments contiennent également des maisons, des magasins locaux et des installations publiques. Antigone se trouve entre le centre plus ancien et la rivière Lez. Ses espaces ordonnés créent une ligne visuelle continue vers la rivière, où une autre conception de Bofill faisait autrefois partie de la même conversation architecturale. Vu après les rues sinueuses de l'Écusson, le quartier révèle un changement délibéré de l'échelle et du rythme de Montpellier.
Bon à savoir
- Promenez-vous dans le quartier comme une séquence d'espaces pour comprendre la conception de Bofill.
- Associez-le au vieux centre pour comparer les plans de rue médiévaux et modernes de Montpellier.
