Pourquoi y aller
Cette période donne de la profondeur à Montparnasse et à Saint-Germain-des-Prés au-delà de leur image de café. Artistes, écrivains et musiciens s'y sont réunis alors que Paris devenait un centre de Dada, de surréalisme et de jazz, tandis que l'immigration et de nouveaux logements ont changé la carte sociale de la ville. C'est un objectif utile pour comprendre à la fois sa mythologie culturelle et ses tensions.
Le récit complet
Après la Première Guerre mondiale, les pénuries et le chômage sont restés une partie de la vie quotidienne, mais Paris est également devenu le cadre des années folles. Le centre artistique s'est déplacé de Montmartre à Montparnasse, autour du boulevard Raspail et des cafés tels que Le Dôme, La Rotonde et, plus tard, La Coupole. Des écrivains et des artistes étrangers ont rejoint une ville qui a favorisé le Dada et le surréalisme. Le jazz et les performances de Joséphine Baker au Théâtre des Champs-Élysées ont apporté une nouvelle musique et de nouveaux débats sur la race, la modernité et la représentation. Dans le même temps, les anciennes fortifications ont été enlevées et le logement public a été soulevé aux bords de la ville. La dépression a apporté une ambiance plus sombre de 1931, tandis que les grèves et la confrontation politique se sont intensifiées. Une promenade à travers Montparnasse peut donc être lue comme plus qu'un circuit littéraire: c'était une partie d'une ville remodelée par la migration, le logement et la dispute.
