Pourquoi y aller
Cette période explique pourquoi Paris équilibre les quartiers historiques préservés avec des interventions modernes majeures et une vaste croissance suburbaine. Le besoin de logements d'après-guerre a conduit à la construction sur les bords, tandis que Saint-Germain-des-Prés est devenu un point de référence culturel. La révolte étudiante et la grève générale de mai dans l'année 1968 montrent à quelle vitesse les rues universitaires pourraient devenir une scène nationale.
Le récit complet
La libération n'a pas fin aux difficultés matérielles de Paris. Le rationnement des aliments s'est poursuivi à la fin des 1940 s, les logements étaient souvent vieux et mal équipés, et le gouvernement a commencé à construire des logements HLM à faible coût, en grande partie à la périphérie de la ville et en banlieue. La population et la géographie sociale de la capitale ont changé à mesure que les résidents se déplaçaient à l'extérieur et que les migrants arrivaient d'Algérie, du Maroc, d'Italie et d'Espagne. La vie culturelle a également trouvé de nouveaux centres. Les cafés de Saint-Germain-des-Prés sont devenus associés à Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, tandis que le jazz et le design d'après-guerre ont renouvelé le profil culturel international de Paris. Le conflit politique est resté proche de la surface, des manifestations liées à la guerre d'Algérie au soulèvement étudiant de mai de l'année 1968 dans le quartier latin. Les bâtiments occupés, les barricades et une grève générale ont fait de ce mois une crise nationale. Le résultat est un Paris où les idéaux d'après-guerre, la pression du logement et l'ambition culturelle restent visibles aux côtés de la pierre plus ancienne.
